Décryptage du décret tertiaire : cadre légal et perspectives futures

Publié par Nicolas

Décryptage du décret tertiaire : cadre légal et perspectives futures

Décryptage complet : le décret tertiaire impose aux propriétaires et gestionnaires de bâtiments tertiaires de plus de 1000 m² une réduction progressive de leur consommation énergétique (-40% en 2030, -50% en 2040, -60% en 2050), avec déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT et sanctions pouvant atteindre 7 500 € pour les entreprises non conformes.

Le décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019, issu de la loi ELAN, structure ce dispositif Éco Énergie Tertiaire autour de deux méthodes de calcul (réduction relative par rapport à 2010 ou atteinte d’une valeur absolue de consommation) et concerne près de 68% du parc tertiaire français1, soit 973,4 millions de m². Les premières vérifications d’atteinte des objectifs décret tertiaire interviendront fin 2031, avec publication des entités non conformes sur un registre public.

Le cadre réglementaire se durcit : la mise à jour de décembre 2025 des FAQ OPERAT précise les zones grises juridiques, tandis que l’interconnexion avec le décret BACS et la RE2020 dessine une architecture normative européenne de plus en plus contraignante. Comprendre les mécanismes juridiques et anticiper les évolutions devient donc une nécessité stratégique pour sécuriser la valeur patrimoniale de vos actifs.

Décryptage du décret tertiaire : cadre légal et perspectives futures

Voici ce que vous devez retenir absolument.

Outline

Le décret tertiaire 2030 repose sur une architecture juridique complexe combinant obligations de réduction énergétique, reporting annuel obligatoire et sanctions administratives graduées. Ce texte transforme radicalement la gestion immobilière tertiaire en imposant une trajectoire de sobriété énergétique mesurable, contrôlable et sanctionnable sur trois décennies.

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Les fondements juridiques du dispositif Éco Énergie Tertiaire

Le socle légal du dispositif Éco Énergie Tertiaire structure une obligation réglementaire sans précédent dans le secteur immobilier français.

Genèse du décret 2019-771 et articulation avec la loi ELAN

Le décret n° 2019-771 du 23 juillet 20192 découle directement de l’article 175 de la loi ELAN (Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) du 23 novembre 2018. Entré en vigueur le 1er octobre 2019, ce texte transpose en droit français les ambitions de réduction des émissions carbone du secteur bâtiment, qui représente plus d’un tiers de la consommation énergétique nationale. L’arrêté du 10 avril 20203 précise les modalités techniques d’application, complété par deux décrets « valeur absolue » fixant des seuils de consommation par typologie de bâtiment.

Le périmètre d’application : critères d’assujettissement et seuils

Le décret tertiaire vise tous les bâtiments à usage tertiaire dont la surface de plancher cumulée atteint ou dépasse 1000 m²4. Cette surface peut résulter d’un bâtiment unique ou de l’addition de plusieurs locaux au sein d’un même bâtiment. Les secteurs concernés couvrent les bureaux, services publics, enseignement, commerces, hôtellerie, restauration, entrepôts et activités de santé.

Type de critèreSeuil/conditionCas particuliers
Surface minimale≥ 1000 m² de plancher à usage tertiaireCumul possible de plusieurs locaux dans un même bâtiment
Bâtiments mixtesPartie tertiaire ≥ 1000 m²Seule la partie tertiaire est assujettie si distincte 🏢
Multi-occupationAddition des surfaces de tous les occupantsNotion d’entité fonctionnelle redéfinie pour évaluation fine
Date de mise en serviceBâtiments en service depuis le 24 novembre 2018Les constructions neuves postérieures sont également concernées

Exemptions légales et zones grises d’interprétation

Le texte exclut explicitement trois catégories : les constructions provisoires (durée d’utilisation inférieure à deux ans), les lieux de culte et les bâtiments affectés à la défense nationale ou la sécurité civile5. Les zones grises concernent notamment les bâtiments scolaires fermés durant les vacances (faut-il ajuster les consommations de référence ?), les entrepôts frigorifiques dont les process industriels dominent la facture énergétique, ou encore les établissements de santé avec obligations sanitaires incompressibles. La jurisprudence administrative se construit peu à peu sur ces cas limites, la DIRECTION de l’habitat publiant régulièrement des clarifications dans ses FAQ OPERAT.

Les objectifs de réduction énergétique et leurs modalités de calcul

La trajectoire de sobriété énergétique s’articule autour d’échéances décennales et de deux méthodes de calcul distinctes.

Le calendrier réglementaire : jalons 2030, 2040 et 2050

Le calendrier réglementaire : jalons 2030, 2040 et 2050

Le dispositif impose une réduction de la consommation d’énergie finale de 40% d’ici 2030, 50% d’ici 2040 et 60% d’ici 20506. Le point de départ réglementaire se situe le 1er octobre 2019, date d’entrée en vigueur du texte. La première échéance déclarative majeure est intervenue le 30 septembre 2022, imposant aux assujettis de renseigner leurs données de consommation sur la plateforme OPERAT. Les premières vérifications d’atteinte des objectifs auront lieu fin 2031 pour la première décennie, puis en 2041 et 2051 pour les échéances suivantes. L’interconnexion avec le décret BACS (juillet 2020) impose parallèlement l’installation de systèmes de gestion technique dans les bâtiments dont la puissance nominale dépasse 290 kW. La RE2020, applicable depuis janvier 2022 aux constructions neuves, complète ce maillage normatif en fixant des exigences de performance énergétique et environnementale dès la conception. Ces trois dispositifs convergent vers un objectif commun : la neutralité carbone du parc bâti français à horizon 2050.

Méthode relative versus valeur absolue : comprendre les deux approches de calcul

Les assujettis peuvent choisir entre deux méthodologies pour démontrer leur conformité. La méthode relative impose une réduction en pourcentage par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2019, avec les paliers de 40/50/60% mentionnés. La méthode en valeur absolue fixe des seuils de consommation maximale exprimés en kWh/m²/an, variables selon la typologie d’activité (bureaux, commerces, enseignement, etc.). Ces seuils sont définis par deux arrêtés complémentaires et permettent notamment aux bâtiments déjà performants de ne pas être pénalisés par une réduction relative qui deviendrait techniquement inatteignable. La mutualisation des résultats est autorisée au sein d’un même patrimoine, offrant une souplesse de gestion pour les portefeuilles immobiliers diversifiés.

Année de référence et ajustements contextuels autorisés

Le choix de l’année de référence entre 2010 et 2019 s’avère stratégique : une année avec des consommations élevées facilite l’atteinte des objectifs de réduction, tandis qu’une année déjà sobre complique la trajectoire. Les textes prévoient des ajustements pour tenir compte de variations d’activité (extension de surface, modification d’usage, évolution des horaires d’occupation) ou de contraintes climatiques remarquables. Ces modulations doivent être justifiées et documentées lors des déclarations annuelles. La notion d’entité fonctionnelle, redéfinie par décret, permet une évaluation plus fine des consommations en cas de multi-occupation, chaque occupant déclarant sa part proportionnelle à sa surface et ses usages spécifiques.

La plateforme OPERAT : obligations déclaratives et reporting

Le dispositif de suivi repose intégralement sur OPERAT, plateforme numérique gérée par l’ADEME7.

Procédure d’inscription et remontée des consommations annuelles

La création de compte et la déclaration suivent un processus structuré :

  1. Inscription sur la plateforme OPERAT avec identification des bâtiments concernés (adresse, surface, typologie d’activité)
  2. Désignation des responsables (propriétaire et/ou occupant selon les cas) et définition des périmètres de responsabilité
  3. Saisie des consommations énergétiques annuelles par source d’énergie (électricité, gaz, fioul, réseaux de chaleur) avant le 30 septembre de chaque année
  4. Validation des données et génération automatique des indicateurs de performance par la plateforme
  5. Obtention d’une notation Éco Énergie Tertiaire sur 5 niveaux évaluant l’avancement vers les objectifs

La plateforme est accessible au public depuis septembre 2022, garantissant la transparence des performances énergétiques déclarées.

Documents requis et attestations de conformité

Les assujettis doivent conserver et pouvoir produire les factures énergétiques, contrats de fourniture, relevés de compteurs et justificatifs d’ajustements contextuels éventuels. La plateforme génère automatiquement des attestations annuelles récapitulant les consommations déclarées, les objectifs applicables et le niveau d’atteinte. Ces attestations constituent des pièces opposables en cas de contrôle administratif ou de transaction immobilière, les acquéreurs potentiels exigeant de plus en plus la consultation de ces documents pour évaluer les risques de mise en conformité.

Contrôles, sanctions administratives et dispositif « name and shame »

Le non-respect des obligations déclaratives expose à une escalade de sanctions8. Après mise en demeure restée sans effet, les amendes administratives atteignent 1 500 € pour les particuliers et 7 500 € pour les personnes morales. Le dispositif « name and shame » prévoit la publication sur un registre public des entités n’ayant pas satisfait à leurs obligations déclaratives ou n’ayant pas atteint les objectifs fixés. Cette exposition réputationnelle constitue un levier de contrainte redoutable pour les grands groupes soucieux de leur image RSE. Les contrôles s’intensifient à l’approche des échéances décennales, avec des campagnes ciblées sur les secteurs à fort enjeu énergétique.

Risques juridiques et impacts patrimoniaux du non-respect

Les conséquences du non-respect dépassent largement le cadre des sanctions administratives immédiates.

Pénalités financières et exposition réputationnelle

Au-delà des amendes, le risque réputationnel pèse lourd dans les stratégies corporate. La publication des mauvais élèves sur le registre OPERAT expose les groupes cotés à des questions d’actionnaires lors des assemblées générales et complique l’obtention de financements bancaires « verts ». Les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) intègrent désormais systématiquement la conformité aux obligations énergétiques réglementaires, les fonds d’investissement excluant de leurs portefeuilles les actifs présentant des risques de non-conformité structurelle.

Dépréciation de la valeur vénale des actifs non conformes

Les experts immobiliers constatent une décote croissante des actifs tertiaires non conformes ou à risque de non-conformité. Les travaux de mise aux normes représentent des investissements lourds (isolation, remplacement des systèmes CVC, installation de GTB) que les acquéreurs intègrent dans leurs offres d’achat. Certaines études sectorielles estiment cette décote entre 10 et 25% selon l’ampleur des travaux nécessaires et l’échéance de mise en conformité. À l’inverse, les bâtiments déjà conformes ou sur trajectoire d’atteinte des objectifs bénéficient d’une prime à la revente, la « valeur verte » devenant un critère de valorisation patrimoniale incontournable.

Matrice de conformité sectorielle : enjeux spécifiques par typologie

Les contraintes et leviers d’action varient de façon significative selon les secteurs d’activité :

SecteurNiveau de risqueParticularités réglementairesStratégies prioritaires
BureauxModéréFlexibilité organisationnelle forteOptimisation éclairage, pilotage CVC, télétravail
CommercesÉlevéHoraires étendus, vitrines réfrigéréesLED, récupération chaleur, gestion frigorifique
HôtellerieÉlevéConfort client non négociableIsolation, eau chaude solaire, GTB avancée
SantéTrès élevéNormes sanitaires contraignantesVentilation optimisée, récupération chaleur process
EnseignementModéréOccupation intermittenteProgrammation horaire, isolation, sensibilisation

Évolutions réglementaires 2025 et interconnexions normatives

Le cadre juridique continue d’évoluer pour préciser les zones d’ombre et renforcer l’articulation avec d’autres textes.

Actualisation des FAQ OPERAT et clarifications ministérielles de décembre 2025

La mise à jour de décembre 2025 des FAQ OPERAT9 apporte des réponses attendues sur plusieurs points de friction remontés par les professionnels : traitement des bâtiments en cours de rénovation lourde, modalités de calcul pour les activités saisonnières, précisions sur les ajustements climatiques acceptables. Ces clarifications résultent de trois années de retours terrain et de contentieux administratifs ayant permis d’identifier les ambiguïtés d’interprétation. Le Ministère de la Transition Énergétique confirme son intention de maintenir le niveau d’exigence sans assouplissement des objectifs, tout en reconnaissant la nécessité d’adapter certaines modalités pratiques aux réalités opérationnelles.

Articulation avec le décret BACS et la réglementation environnementale RE2020

Le décret BACS (Building Automation and Control Systems), publié en juillet 2020, impose l’installation de systèmes d’automatisation et de contrôle dans les bâtiments tertiaires dont la puissance de chauffage ou climatisation dépasse 290 kW. Cette obligation s’inscrit en parfaite complémentarité avec le décret tertiaire : impossible d’atteindre les objectifs de réduction sans pilotage fin des installations. La RE2020, applicable aux constructions neuves depuis 2022, fixe des exigences de performance énergétique et d’empreinte carbone sur l’ensemble du cycle de vie. Ces trois textes forment désormais un triptyque normatif cohérent couvrant l’existant (décret tertiaire), le pilotage (BACS) et le neuf (RE2020).

Scénarios d’évolution législative à horizon 2030-2050

Les signaux politiques européens laissent présager un durcissement progressif. La révision de la directive EPBD (Energy Performance of Buildings Directive) dans le cadre du Green Deal européen pourrait imposer des objectifs plus ambitieux et harmonisés à l’échelle communautaire. Les déclarations ministérielles récentes évoquent la possibilité d’objectifs intermédiaires en plus entre 2030 et 2040, ainsi qu’un élargissement du périmètre aux bâtiments de surface inférieure à 1000 m². L’interconnexion croissante des bases de données énergétiques (DPE, OPERAT, registres locaux) permettra des contrôles automatisés et une traçabilité renforcée, réduisant les marges de manœuvre des assujettis.

Le positionnement français dans le contexte européen

La France s’inscrit dans une dynamique européenne de sobriété énergétique du bâtiment, avec des spécificités nationales.

Benchmark des dispositifs équivalents : MEES britannique, Allemagne, Pays-Bas

Plusieurs pays européens ont développé des cadres réglementaires comparables :

PaysDispositifObjectifs chiffrésÉchéancesSanctions
Royaume-UniMEES (Minimum Energy Efficiency Standards)Atteinte minimum note E au DPEDepuis 2018, durcissement progressifInterdiction de location, amendes jusqu’à 150 000 £
AllemagneGebäudeenergiegesetz (GEG)Standards de performance par usageRévisions tous les 5 ansAmendes administratives, responsabilité civile
Pays-BasEnergielabel C verplichtingLabel C minimum pour bureaux2023 pour tous bureauxInterdiction d’occupation, amendes
FranceDécret tertiaire / OPERAT-40%/-50%/-60% ou valeur absolue2030/2040/20507 500 € + name and shame

Convergences réglementaires prévisibles dans le cadre du Green Deal européen

Le Green Deal européen vise la neutralité carbone du continent en 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de 55% des émissions d’ici 2030. La révision de la directive EPBD pousse vers une harmonisation des standards de performance énergétique et des méthodologies de calcul. On observe trois convergences majeures : généralisation des obligations de rénovation énergétique pour les bâtiments les plus énergivores (classes F et G), mise en place de registres publics de performance comparables à OPERAT, durcissement des sanctions pour non-respect. La France se distingue par son approche en réduction relative plutôt qu’en seuils absolus uniquement, offrant plus de souplesse aux gestionnaires mais complexifiant les comparaisons internationales. L’ambition française apparaît dans la moyenne haute européenne, avec une trajectoire cohérente mais des moyens d’accompagnement financier parfois jugés insuffisants par les professionnels.

Stratégies de mise en conformité et leviers d’action

Atteindre les objectifs nécessite une approche globale combinant technique, organisationnel et comportemental.

Les quatre piliers techniques de la performance énergétique

La conformité repose sur quatre axes d’intervention complémentaires :

  • Amélioration de l’enveloppe : isolation thermique des façades, toitures et planchers bas, remplacement des menuiseries, traitement des ponts thermiques pour réduire les déperditions et les besoins de chauffage/climatisation
  • Installation d’équipements performants : chaudières à condensation, pompes à chaleur, systèmes de ventilation double flux avec récupération de chaleur, éclairage LED piloté, production d’énergie renouvelable (photovoltaïque, solaire thermique)
  • Optimisation des usages : mise en place de GTB (Gestion Technique du Bâtiment) et GTC (Gestion Technique Centralisée), programmation horaire fine, détection de présence, régulation par zone, pilotage prédictif basé sur l’intelligence artificielle
  • Sensibilisation des occupants : formation aux écogestes, affichage des consommations en temps réel, challenges d’économies d’énergie, clauses vertes dans les baux commerciaux responsabilisant les locataires

Financement par certificats d’économies d’énergie (CEE) et aides publiques

Les Certificats d’Économies d’Énergie constituent un levier financier majeur pour amortir les investissements de rénovation énergétique. Ce dispositif oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions d’économies chez leurs clients sous peine de pénalités. Les opérations standardisées (isolation, remplacement de chaudière, LED) bénéficient de primes prévisibles, tandis que les opérations spécifiques nécessitent un dossier technique détaillé. Les collectivités territoriales proposent également des aides complémentaires (subventions régionales, prêts bonifiés), tandis que les dispositifs fiscaux (suramortissement, crédit d’impôt) allègent la charge fiscale des investissements. La combinaison de ces financements peut couvrir 30 à 50% du coût global des travaux, ramenant les temps de retour sur investissement à des niveaux acceptables.

Retours d’expérience sectoriels et stratégies de mutualisation

Les premiers bilans terrain montrent des approches différenciées selon les secteurs. Dans les bureaux, les groupes immobiliers privilégient les contrats de performance énergétique avec des sociétés de services énergétiques garantissant les économies. Le secteur du commerce mise sur le remplacement accéléré des vitrines réfrigérées et l’optimisation de l’éclairage, postes majoritaires dans leur bilan. Les collectivités territoriales, propriétaires de nombreux bâtiments tertiaires (mairies, écoles, piscines), expérimentent la mutualisation à l’échelle de leur patrimoine global, compensant les bâtiments difficiles à rénover par la surperformance d’autres sites. Ces stratégies de mutualisation, autorisées par les textes, permettent une gestion pragmatique des contraintes techniques et budgétaires tout en respectant l’esprit du dispositif.

Sources

  • https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/eco-energie-tertiaire-eet [1] [5] [6] [7]
  • https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038812251 [2]
  • https://www.somme.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Habitat-et-construction/Le-batiment/Eco-Energie-Tertiaire-Decret-tertiaire [3]
  • https://www.manche.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Amenagement-territoire-energie/Urbanisme/Qualite-de-la-construction/Batiments-tertiaires-le-dispositif-Eco-energie-tertiaire [4] [8]
  • https://rt-re-batiment.developpement-durable.gouv.fr/presentation-du-dispositif-eco-energie-tertiaire-a559.html [9]

Foire aux questions

Le décret tertiaire (n° 2019-771 du 23 juillet 2019) impose aux propriétaires et occupants de bâtiments à usage tertiaire de plus de 1000 m² une réduction progressive de leur consommation énergétique : -40% en 2030, -50% en 2040 et -60% en 2050 par rapport à une année de référence entre 2010 et 2019.

Les échéances principales sont : entrée en vigueur le 1er octobre 2019, première déclaration obligatoire le 30 septembre 2022, premier bilan d’atteinte des objectifs fin 2031 pour l’échéance 2030, puis contrôles décennaux en 2041 et 2051. Les déclarations annuelles de consommation doivent être effectuées avant le 30 septembre de chaque année sur la plateforme OPERAT.

La mise à jour de décembre 2025 des FAQ OPERAT précise le traitement des bâtiments en rénovation, les modalités pour activités saisonnières et les ajustements climatiques acceptables. Ces clarifications résultent de trois années de retours terrain et visent à réduire les zones grises d’interprétation sans assouplir les objectifs de réduction.

Sont exemptés : les bâtiments de moins de 1000 m² d’activité tertiaire, les constructions provisoires (durée d’utilisation inférieure à deux ans), les lieux de culte, les bâtiments affectés à la défense nationale ou à la sécurité civile, ainsi que les constructions mises en service avant le 24 novembre 2018 si elles ne sont plus en activité.

PSWD.fr

Nicolas

Je suis Nicolas Durand, consultant en growth marketing et fondateur de PSWD.fr. À 34 ans, basé à Paris, j’ai fait du décryptage des stratégies de croissance ma passion et mon expertise. Mon approche ? Analyser les géants du web et les entreprises disruptives pour extraire les mécanismes qui font leur succès, puis les rendre accessibles et applicables à tous.

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